Nous y sommes…

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Depuis le 6 mai les jeux sont faits. La bande à Sarko tient bien fermement en main les leviers du pouvoir et avec eux les clés du coffre. On a tout à redouter de la toile d’araignée que sa clique est en train de tisser sur les institutions et du marché que le nouveau président semble avoir passé avec la grande bourgeoisie : Je fais sauter tous les verrous qui vous empêchent de mener librement vos affaires à votre seule guise et en contrepartie je me sers comme je veux dans la caisse de la nation. Ne nous y trompons pas, c’est une république bananière qu’il y a au bout des transformations annoncées par Sarkozy au cours de sa campagne électorale. Remarque, il faut croire qu’il aurait tort de se gêner…

On ne pouvait imaginer plus navrante et plus significative déclaration que celle dont nous a gratifié madame Royal le soir du second tour. Tout sourire elle reconnaît sa défaite toute à sa joie d’avoir joué là le rôle de sa vie. Sans aucun mot ni aucune pensée pour les victimes présentes et futures de la casse libérale qu’elle a accompagné en son temps et avec ses amis, elle souhaite bonne réussite à Sarkozy dans sa politique de casse et de pillage. Et pour couronner le tout elle donne rendez-vous à ses électeurs pour d’autres “victoires”. C’est lamentable ! C’est devenu ça la gauche dans notre pays ?

Alors que la bourgeoisie exulte dans les rues des beaux quartiers, elle ne voit que la position qu’elle pense avoir acquise dans son parti. Elle éclaire ainsi crûment ce qu’est devenu le PS : une machine à porter des ambitions personnelles aux postes de pouvoir sans aucune velléité de le disputer à la bourgeoisie. A supposer que ce parti ai été un jour autre chose.

Et pourtant elle n’avait vraiment pas de quoi afficher son grand sourire. Candidate du PS choisie par les grands médias à la botte de Sarkozy, elle a été désignée par un PS vide de tout projet alternatif et uniquement préoccupé de désigner le candidat le mieux à même, selon les sondages, de battre celui de l’UMP. Personne ne m’ôtera de l’idée qu’il est tombé dans un piège grossier tendu pour lui imposer la candidate incapable de le mettre en difficulté par le héraut de toutes les droites rassemblées en un melting-pot nauséabond.

Et pendant ce temps après une déclaration lourde de menaces pour les libertés individuelles et collectives au cours de laquelle il parle de réhabiliter le travail, l’autorité, le mérite, la nation et l’identité nationale, avant même d’aller saluer ses partisans rassemblés place de la concorde, Sarkozy partait avec sa clique fêter sa victoire au Fouquet’s. C’est qu’il a de quoi jubiler le loustic, il vient de réussir un coup de maître : candidat sortant d’une droite décriée et deux fois sanctionnée dans les urnes il vient de réussir pour le compte de la haute bourgeoisie un hold-up de grande classe sur les élections clés de la république.

Depuis 10 jours le sinistre personnage est fermement calé dans son fauteuil présidentiel et l’opération de brouillage de cartes continue, avec la complicité active de métastases issues du parti socialiste. Nous sommes bien devant la porte de tous les dangers, et il y a tout à craindre de l’assemblée qui sortira des urnes au mois de juin.

Plus que le nombre de députés communistes qui hanteront les bancs d’une assemblée à la botte, c’est d’un parti communiste rassemblé autour d’une politique claire de combat du capitalisme dans ses excés, mais aussi dans ses racines dont nous auront besoin dans les 5 ans qui viennent.

Si l’enjeu des législatives est crucial, la sauvegarde d’un groupe communiste à l’assemblée ne saurait être le seul horizon politique du parti. L’enjeu se situe au-delà, dans les résistances qu’il faudra savoir cristalliser au saccage des richesses nationales que la clique de l’UMP et du Medef entend porter à un niveau inégalé depuis la fuite du régime de Vichy dans les valises de l’armée nazie.

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