Hiver…

Peu importe le sens dans lequel on le retourne, l’hiver est une saison vide, triste et dure pendant laquelle la nuit étend son emprise sur le temps ainsi que dans les cœurs qui battent au ralenti dans nos poitrines et attendent le printemps.

Les matins de cristal inondés de couleurs dans l’air aussi tranchant que le fil d’un rasoir sous un soleil froid dont la caresse ne parvient qu’à grand peine à chasser la brume des vallées, jamais à effacer la griffure du vent du nord sur nos visages engourdis, ne sont qu’autant de leurres jetés à nos regards aveugles et fous.

Seule, peut-être, parvient à l’éclairer la douce chaleur d’un regard et d’une main amis, dans la beauté d’une étreinte partagée comme une revanche sur l’ombre qui, partout, étend son noir manteau sur ces paysages endormis, recroquevillés et soumis.

Alors de cette étreinte, de cette main qui s’attarde en un frisson et s’épanouit en une caresse pourra renaitre la promesse sans fin renouvelée d’une vie qui s’ouvre, fleurit et répand son parfum indicible et prégnant…

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